robe d’avocat

La robe d’avocat à travers l’histoire

Depuis l’existence même du métier d’avocat, la robe a toujours été un symbole fort de cette vocation.
Aujourd’hui utilisée presque exclusivement lors des audiences, la robe d’avocat a néanmoins un passé important, et est très codifiée.
Connue et reconnue de tous, nous allons découvrir ou redécouvrir les premières apparitions de ces fameuses « robes noires ».

Quelle est l’origine des robes d’avocats ?

Nous retrouvons les premières robes d’avocats bien avant les prémices de la professionnalisation de ce métier.
En effet, ce n’est que sous le règne de Charlemagne qu’il est fait mention des premiers titres officiels d’avocats. Le titre de « maître », et la pratique du « serment » (effectué en tenue de profession), ne verront quant à eux le jour à l’initiative de Philippe III le Hardi.

robe d’avocat
robe d’avocat

Pourtant, la toge d’avocat remonterait aux toutes premières interventions orales en audience.
Ainsi, au Moyen-âge, toute personne susceptible d’être un bon orateur pouvait se gratifier du titre d’avocat (sous diverses appellations, notamment « logographe »).
Parmi eux, beaucoup étaient membres du clergé, grâce à leurs connaissances de la loi et des lettres.
Ecclésiastiques, ils portaient de longues soutanes en fonction de leur appartenance religieuse.
A cette époque, trente-trois boutons, représentant l’âge du Christ, étaient cousus sur leurs robes, mais cette particularité tend à disparaître de nos jours. Toutefois, malgré la laïcisation du métier d’avocat, la robe n’a que peu évolué au fil des années.
Notons simplement que, d’ordinaire noire, elle pouvait être rouge à certaines occasions. Cependant, cette pratique fut abandonnée afin de ne pas créer de confusion vis-à-vis des habits de magistrats.

Quels sont les éléments des robes d’avocats ?

Les robes d’avocats sont composées de plusieurs éléments plus ou moins distinctifs.
Tout d’abord, le drapé noir, orné de trente-trois boutons.
Nous trouvons ensuite un rabat, très visuel.
En outre, les avocats peuvent porter des gants blancs.
Vient enfin l’épitoge, bande de tissus se portant par-dessus la toge.
Par le passé, une toque pouvait être utilisée, mais son utilisation a disparu de nos jours.

robe d’avocat
robe d’avocat

D’autres accessoires peuvent aussi agrémenter l’habit, comme des nœuds papillons, ou encore certaines décorations telles que la légion d’honneur ou autres reconnaissances.
Néanmoins, cette pratique tend à être de moins en moins courue de nos jours.
En effet, la robe d’avocat possède plusieurs significations, tant au niveau de l’égalité entre maîtres que de leur neutralité.
Ainsi, toute modification visuelle est susceptible de brouiller ce message.

Les robes d’avocats de nos jours :

Les robes d’avocats, ou toges, sont toujours portées de nos jours.
Les avocats sont immédiatement reconnaissables uniquement grâce à leurs costumes, tant cet habit est ancré dans les mœurs.
Aujourd’hui, le port de la robe est codifié selon un article de loi (article 3 de la loi daté du 31 décembre 1971), précisant ainsi que les avocats doivent revêtir le costume de leur profession dans l’exercice de leurs fonctions.
Les différences résident surtout aujourd’hui dans la qualité de fabrication et les matériaux utilisés.
Confectionné à la main dans des ateliers spécialisés, ce vêtement est respecté et d’une excellente qualité.